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13 commenti di Guidu Antonietti
8/12/2017

Commento 14673 relativo all'articolo:
Deformazione culturale di Sandro Lazier
 
SOLILOQUE DE L’ARCHITECTE

https://fr.wikipedia.org/wiki/Soliloquie

Ca y est j’ai décidé
J’arrête l’Architecture,
je viens de racheter une boutique de fausses antiquités romaines
A Palerme !
Qui m’accompagne ?
Sauf si soudain l’envie me reprenait
D’exercer mon ancien métier :
accordeur de Piano…n’est-ce pas Rogers ?
Le thé est servie sur la terrasse …
De quoi discuter de la pertinence d’un bon choix d’ensoleillement …
Plein sud évidemment… quoique que le couchant, c’est bien aussi ..
Et si nous allions au concert ?
Rock, Jazz, ou musique baroque …
Andrea Palladio traçait bien ses esquisses
en compagnie de Claudio Monteverdi …
En préalable je vais tondre la pelouse ... 
Une façon comme une autre de tracer des lignes dans l'espace ... 
Ma façon à moi de faire du Land Art... 
Oui, Architecte devant sa page blanche ...
Vu que je ne suis né pas très loin de la tour de Pise 
je me dis que celle de Babel a de beaux jours devant elle … 
Oui, c’est bien en Italie que l’on a inventé la fonction oblique. 
Et de tour sans fin, moi … je n‘ai jamais eu besoin …
Sur un coin de table, 
j'ai toujours un bloc notes carré 
qui me permet à certains instants de dessiner 
ou d'écrire comme bon me semble. 
Ces instants privilégiés où je prends le stylo et ou je dessine 
sont de véritables minutes de détente et d'évasion. 
Dans ces instants, la main guide l'esprit... 
le temps que l'esprit reprenne la main.
J’ai toujours pensé que le palmier était bien plus qu’un arbre d’agrément,
Un graphisme jaillissant du stylo,
Qui ferait un beau contrepoint à une maison bleue …
La question c’est qu’il est bien plus facile de répandre de l’azur
Sur une façade simple
que de faire pousser un chamérops dans le désert…
Constructivisme…déconstructivisme ?
Au temps des cathédrales on y avait déjà pensé !
Non ?
L’Architecture est invariable …seul change ceux qui la font !
De nos jours ils ne sont plus anonymes …enfin presque plus !
Ce qui a changé c’est la manière de la communiquer !
D’ordinaire les Architectes
Dessinent peu les aménagements urbains de détails …
En France surtout…
Les ingénieurs des services techniques des villes traçant simplement
la plus courte logique de leurs réseaux avec l’aléatoire comme seul parti…
une exigence valant une autre…
C’est le regard qui en rétablissant la poétique du hasard des sols,
sait son essentielle reconstitution …
Je signe systématiquement mes bâtiments,
les maîtres d’ouvrage n’apprécient pas toujours …
Mais ils ne peuvent s’y opposer c’est inscrit dans la loi,
La qualité d’auteur d’un projet est imprescriptible.
Je ne l’ai encore jamais fait de façon autographe
J’y songe pourtant …
Serais-je appeler en justice pour dégradation d’édifice ?
Un nom qui commence par star et qui finit comme sark,
Une qui étoile qui brille un prédateur qui réussit,
L’homme identifié aux objets consommés …
Philipe Starck
Oui c’est ça nommer… se nommer…
Au fait Design cela veut dire dessin tout simplement…
Pourquoi les objets design sont souvent over design ?
Mon rêve serait d’organiser une expo de meubles quakers
Seulement conçus… mais sans dessin justement …
Certaines toiles de Chirico,
Qui sont manifestement provoquées par des sensations d'origine Architecturale,
Peuvent exercer une action en retour sur leur base objective,
Jusqu'à la transformer…
Elles tendent à devenir elles-mêmes des maquettes.
D'inquiétants quartiers d'arcades pourraient un jour continuer,
Et accomplir l'attirance de cette oeuvre.

Amitiés cher Sandro
Guidu

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9/11/2006

Commento 1454 relativo all'articolo:
Contemporaneità della Tradizione:
contro qualsiasi 'Vema'.
Parte 1
di Paolo G.L. Ferrara
 
Chers Domenico et Paolo Gl en vous lisant je devine une polémique qui semble parler de vos différents ! Et ce si beau titre - Contemporaneità della Tradizione - me fait penser à une opposition Nord / Sud , le Nord pour Paolo Gl et le Sud pour Domenico !

On est toujours au Nord d’un Sud , moi qui suis au Nord de la Méditerranée je suis au Sud de l’Europe ! Cette problématique est fort ancienne dans le Mouvement Moderne et notre cher Corbusier n’y échappait pas non plus !
Lisez ceci : « Croisade, ou le crépuscule des Académies »
LE CORBUSIER, NORD CONTRE SUD
http://www.aroots.org/notebook/article151.html
Et vous serez peut-être d’accord entre vous et avec moi aussi !

Tradition ou contemporanéité ? L’Architecture, la vraie, dépasse de mon point de vue ce clivage ! Je vis à Aix en Provence qui aujourd’hui prétend se référer à la tradition ( une injure en fait, au regard de l’ultra contemporanéité de ce qu’ était cette ville baroque révolutionnaire au 18 siècle ) alors que rien de contemporain ne s’y déroule actuellement ( si , un bien étrange projet de Gregotti, il a bientôt 80 ans ) ! ( Un peu comme à Rome , avec l’Aria Pacis de Meier dont vous avez longuement parlé dans vos colonnes )

Nous les Architectes sommes un peu querelleurs, surtout quand nos contemporains nous opposent nos traditions ! Faire de l’Architecture c’est forcement inventer , et inventer sans connaître, voire respecter la tradition c’est comme débarquer chez les papous en jouant le Requiem de Mozart , cela ne les fait pas pleurer mais rire !

Allez basta avec votre querelle qui n’en est pas ! Tous deux vous êtes passionnés d’Architecture, merci de continuer de l’ être et pardon pour ce texte en français que vos autres amis italiens et lecteurs-contributeurs de antithesi ne comprendront peut être pas bien ! Sauf si ce cher Sandro acceptait d’en faire une traduction .

Je vous embrasse aussi tous .
Guidu Antonietti di Cinarca






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contro qualsiasi 'Vema'.
Parte 1

1/12/2005

Commento 996 relativo all'articolo:
AntiTHeSi su carta di Sandro Lazier
 
Longue vie à antiTHeSi on paper !
Je ne manquerais pas de faire part de cet évenement dans aRoots !
Amicizia
Guidu Antonietti di Cinarca

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5/9/2005

Commento 948 relativo all'articolo:
Riso amaro di Ugo Rosa
 
Aux amis Italiens qui lisent le français, je propose ce topic
/ L’architecture au féminin / - à lire sur le forum de aRoots
http://www.aroots.org/forum2/topic_architecture_338.html
Grazie
Guidu Antoniettti


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1/10/2004

Commento 796 relativo all'articolo:
Sette, mille, diecimila invarianti: alla IX Biennale di Paolo G.L. Ferrara
 
Sono completamente d'accordo con ciò che è detto da Isabel Archer
La situazione è strettamente identica in Francia...
Lo dicevo proprio qui!

Guidu Antonietti di Cinarca directeur de la rédaction de aROOTS


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15/6/2004

Commento 746 relativo all'articolo:
Un diverso risveglio di Giovanni D'Ambrosio
 
Grazie a te d’Ambrosio !!! Veramente
Ciao caro Sandro !
Et scusa d’Ambrosio , per il francese
__________________________________
Je viens de lire le dernier article de d’Ambrosio .
Waououu ! J’adore !
Je souhaite te formuler une requête : Peux tu te faire mon interprété auprès de lui pour lui dire toute la jubilation que m’a procuré sa lecture et aussi lui demander de bien vouloir accepter qu’on en publie une traduction dans aROOTS .
Et là de toi j’ai besoin car, faire la traduction moi-même risque de donner un résultat bien imparfait donc si tu le veux bien ( quand tu auras le temps évidement… ) pourrais-tu avancer cette traduction puis j’en ferais alors une relecture adaptation pour mon webzine…
Merci en tout cas pour cette cet article salutaire …
Vraiment vous les italiens, enfin ceux qui vous exprimez dans antiTheSi vous conservez intacte votre esprit critique vous etes réellement les héritiers de Brunelleschi, Michelucci, Terragni, Zevi ect
Avec toute mon amitié.
Guidu Antonietti –aROOTS-
Ps : je comprendrai parfaitement
que tu ne puisse pas honorer complètement ma demande, car tu dois être bien occupé par tes propres travaux.
Nous pourrions peut être demander à la charmante et pertinente Arianna Sdei de contribuer aussi, elle sait le français aussi .

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3/2/2004

Commento 619 relativo all'articolo:
Dess(e)ins de voyage di Ugo Rosa
 
Les dess(e)ins de voyage de Domenico COGLIANDRO
Breve publiée dans aROOTS :
http://www.aroots.org/notebook/breve358.html
mardi 3 février 2004
ITALIE : Vient de paraître
Une collection de figures dans un carnet de Domenico Cogliandro tracées sans intentions didactiques. Une façon d’évacuer les données de la mémoire en les esquissant. Certaines sont dessinables d’autres non , elles n’ existent que dans leur contexte, le croquis soutient leur restitution. Le regard et la main du dessinateur ne décommandent pas les événements simples, ils se diluent dans le regard de celui qui les a vus, il les retranscrit en une interprétation imaginaire. Le croquis demeure un outil indispensable à la pensée de l’Architecte même à l’aire du numérique . G.AdC
La Biblioteca del Cenide publie cet ouvrage en italien avec une postface de Ugo Rosa. le titre "Dess(e)ins de voyage", est en français. Un bien bel hommage italien à Villard de Honnecourt.
Parcourir Le CATALOGUE des éditions Biblioteca del Cenide dont Domenico Cogliandro Architecte


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1/7/2003

Commento 255 relativo all'articolo:
Debord e la Psicogeografia di Sandro Lazier
 
Caro Sandro, a proposito di Guy Debord, che tu citi più volte, poni questa domanda:
« Che dire ai contestatori della modernità che ignorano le avanguardie e pensano che tutto il moderno sia stato razionale, freddo e sordo alle necessità psicologiche degli individui ? »
Ti propongo come risposta quello che segue: “L’intellettuale progressista si dibatte incessantemente tra Narciso e Prometeo. A volte l’immagine dello specchio lo attrae e comincia allora la sua mutazione in nuovo soldato del megamercato neoliberale. Gli accade anche di rompere lo specchio e di scoprire non solo la realtà di ciò che gli sta dietro, ma gli altri che non sono come lui, e che hanno ugualmente rotto il loro rispettivo specchio.
La trasformazione di una realtà non può essere l’azione di un solo attore; sia esso tanto forte, intelligente, creativo e visionario. Né gli attori politici e sociali, né gli intellettuali sono sufficienti a portare a termine questa trasformazione. E’ un lavoro collettivo. Non solo nell’azione ma nell’analisi di questa realtà, e dentro le decisioni di questo movimento di trasformazione.”
Queste non sono parole mie ma del sotto comandante Marcos e penso che gli tutti gli architetti progressisti, o d’avanguardia che sia, non possono accontentarsi di essere attenti alle necessità psicologiche degli individui con il rischio di essere solo delle tigri della carta stampata…
Debord, di cui conosco la totalità dell’opera, i situazionisti che ho frequentato nella mia giovinezza, con il solo “discours d’avant guarde” non sono riusciti a ridurre il Mercato… Non resta che a noi, professionisti della costruzione, combatterlo ancora e ancora nei nostri progetti al servizio dei più, perché il popolo delle forme e dei colori è il solo al mondo, insieme a quello dei numeri e dei segni, a non avere né bandiere né frontiere. Contrariamente alla scienza, della quale la storia compone un museo degli orrori, e dove ogni nuovo paradigma è chiamato a sottomettersi al seguente, l’arte non deperisce. Essa può addirittura ringiovanire invecchiando. Essere capaci di frenare nell’individualismo il serpente che si morde la coda. Sapere che il mondo mercantile separa gli uomini anziché unirli, in assenza di un qualsiasi valore. Ecco una ragione in più per esistere. Un mercato mondiale non farà mai un mondo comune; e la corsa all’innovazione non ci smentirà perché al cliente, all’utente, al disoccupato mancherà sempre un valore aggiunto coinvolgente che abbia senso. L’arte è il solo ottimismo dei pessimismi conseguenti perché è solo con le forme mute dell’espressione che le culture si parlano e si fecondano. Sono loro che gettano le migliori passerelle tra generazioni e continenti.

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Segue il testo originale in francese
Cher Sandro,
A propos de Guy Debord que tu cites longuement tu poses cette interrogation :
« Che dire ai contestatori della modernità che ignorano le avanguardie e pensano che tutto il moderno sia stato razionale, freddo e sordo alle necessità psicologiche degli individui ? »
Je te propose en guise de réponse ce qui suit :
«L'intellectuel progressiste se débat sans cesse entre Narcisse et Prométhée. Parfois, l'image du miroir le rattrape et commence alors son inexorable mue en nouveau soldat du méga marché néolibéral. Il lui arrive aussi de briser le miroir et de découvrir non seulement la réalité qui se cache derrière, mais les autres qui ne sont pas comme lui, et qui ont également brisé leurs miroirs respectifs.
La transformation d'une réalité ne peut être le fait d'un seul acteur ; aussi fort, intelligent, créatif et visionnaire soit-il. Ni les acteurs politiques et sociaux ni les intellectuels ne suffisent pour mener à bien cette transformation. C'est un travail collectif. Pas seulement dans l'action mais dans l'analyse de cette réalité, et dans les décisions de ce mouvement de transformation. »
Ce n’est pas de moi mais du sous commandant Marcos et je pense que les Architectes tout progressistes ou d’avant garde qu’ils soient ne peuvent se contenter d’être attentifs aux nécessités psychologiques des individus faute de n’être que des tigres de papier … Debord dont je connais la totalité de l’œuvre, les situationnistes que j’ai fréquentés dans ma jeunesse avec ce seul « discours d’avant garde » ne sont pas parvenus à réduire le Marché …Il nous reste à nous professionnels du cadre bâti à le combattre encore et encore dans nos projets aux services du plus grand nombre car le peuple des formes et des couleurs est le seul au monde avec celui des chiffres et des graphes, à n’avoir ni drapeau ni frontière. Contrairement à la science dont l’histoire compose un musée des erreurs, et où chaque paradigme nouveau est appelé à s’effacer sous le suivant, l’Art ne se périme pas. Il peut même rajeunir en vieillissant. Etre capable de déceler dans l’individualisme le serpent qui se mord la queue. Savoir que le monde marchant sépare les hommes au lieu de les réunir, faute de leur proposer quelque valeur que ce soit. Voilà une raison de plus d’exister. Un marché mondial ne fera jamais un monde commun ; et la course à l’innovation ne nous arrachera pas à la redite parce qu’au client, à l’usager, au chômeur, manquera toujours une valeur ajoutée englobante et donnant sens. L’Art est le seul optimisme des pessimismes conséquents car c’est par les formes muettes de l’expression que les cultures se parlent, et se fécondent. Ce sont elles qui jettent les meilleures passerelles entre générations et continents.
Voila donc, et mes excuses à mes amis italiens qui ne pourraient lire mon français .
@ presto con amicizia
Guidu

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16/12/2002

Commento 232 relativo all'articolo:
In-Arch In-Forme di Sandro Lazier
 
Cher Sandro LAZIER

Je ne voudrais pas me mêler à la polémique à propos de « In-Arch In-Forme » que tu publie dans les colonnes de AntiThesi , car je n’en connais pas les tenants et aboutissants !

Cependant je voudrais te signaler que j’ai fait paraître dans aROOTS http://www.aroots.org/
en novembre dernier un article, qui évoque les questions des rapports de l’Architecture avec la révolution cybernétique à laquelle nous assistons tous.

Le voici ci-dessous. En français, malheureusement et je m’en excuse auprès de mes amis italiens !
Tu peux si cela te paraît intéressant pour eux le faire paraître dans ton webzine que je consulte régulièrement avec grand plaisir.

Amitié Architecturale
Guidu ANTONIETTI

_________________________________________________________
Cyberculture

LES TERRITOIRES DE L’INCERTITUDE
http://www.aroots.org/notebook/article101.html

Le patrimoine Architectural contemporain au regard de la révolution cybernétique a-t-il un sens ?_________________________________________________________
DEFINITION_________________________________
QUE SONT CES TERRITOIRES DE L'INCERTITUDE ?


Dans les territoires de l’incertitude s'opère actuellement la redéfinition de notre société et de son environnement en mutation vers un avenir aléatoire.
Avec l’émergence récente de la cyber culture il nous faut regarder les édifices qui la ponctuent, pour en faire le relevé en forme d’inventaire, afin d’en garder les traces précises pour une mémoire du futur.
Il s’agit de territoires frontaliers et interstitiels, qui font qu’il est difficile de décrypter en quoi le cyber espace fait ou pourra faire partie d’un patrimoine tangible

- Frontaliers, parce qu’ils peuvent constituer les espaces physiques à la marge de notre société, où s’affrontent des problématiques dont on ne connaît pas tous les enjeux.
- Interstitiels, parce que ces problématiques occupent transversalement l’espace urbain. Ce sont des territoires vitaux qui au travers de stratégies, souvent intuitives expérimentent des usages de l’espace, des relations environnementales et sociales inédites, à mi-chemin entre les héritages du passé et les présages du futur.

A travers une approche sélective, donc non exhaustive, il conviendra de définir un mode d’appréhension et de compréhension de ces territoires et paysages humains qui représentent ( justement par leur incertitude comprise comme indétermination et complexité potentielle ) les limites concrètes échappant, pour la plupart, à la reconnaissance et leur valorisation éventuelle !


VOCABULAIRE________________________
QUELS MOTS POUR REGARDER LA VILLE ?


De nombreux symptômes révèlent la période de transition qui fut la nôtre, (nos dirons le XX ème siècle). lls sont d’abord d’ordre linguistique : la faiblesse du vocabulaire pour parler de l’architectonique se heurte en effet à la complexité des espaces urbains contemporains. Nous utilisons encore des mots génériques, trop flous pour nommer et qualifier les questions spatiales, des mots incertains et redondants, incapables de saisir le véritable sens des lieux qui nous entourent.

Mais cela n’explique pas tout. Les façons dont nous représentons et concevons la dimension urbaine sont révélateurs de symptômes plus profonds qui tiennent à notre culture artistique, en France trop souvent négligée. Si nous nous y arrêtons, nous ressentons une nécessité encore plus vitale que celle d’un nouveau vocabulaire : il nous faut concevoir un nouveau modèle d’appréhension du phénomène urbain.


TERRITOIRE________________________________________
QUI Y A T IL DERRIERE LE PRETENDU CHAOS ESTHETIQUE ?

Si nous tentons de voir "le temps dans l'espace", nous serons peut-être en mesure de comprendre que les territoires urbains contemporains rassemblent une multitude d’agissements individuels et non concomitants à l'intérieur de quelques mouvements physiques réguliers - distincts par le rythme, la durée, l'intensité, mais surtout en paraphrasant Edwards T. Hall «dans leurs dimensions cachées».
Chacun de ces mouvements réguliers se reproduit dans des espaces différents et éloignés, et révèle une organisation spécifique des relations sociales et des processus de prise de décision. Ainsi, derrière le chaos esthétique produit par la juxtaposition apparemment incongrue de bâtiments uniquement soucieux de leur écriture particulière, nous assistons à l'apparition d'un phénomène entièrement différent : le pouvoir excessif de quelques principes d'ordre. L’ordre spectaculaire marchand capitalistique celui qui régit l’édification des bâtiments de l‘époque car comme le disait Henry Lefèvre «l‘urbanisme c‘est la projection au sol de mécanismes déterminés !»
Les édifices à inventorier seront donc les attributs émergents de l‘époque ainsi comprise. Leur décryptage contribuera à en garder mémoire.

INTERNET______________________________
QUE SONT LES GEOGRAPHIES INTERACTIVES ?


Plus encore que d'avoir déterminé des modifications sensibles pour ce qui concerne la définition des projets architecturaux, la rapide expansion des outils électroniques (les différentes applications liées à l'utilisation de l'ordinateur) dans le milieu de l'architecture et de l'urbanisme, a déterminé l'implosion des limites disciplinaires, trop simplement assumées comme telles dans la période des années 70 et 80.
L'usage diffus de l‘Internet a encouragé la superposition des différents "territoires" qui s'entrelacent et sont mis en relation de façon incertaine et discontinue. Aux territoires réels de la ville et des paysages du monde actuel se connectent des territoires fictifs. Ils sont faits soit de réseaux et de relations entre différents sujets et propositions idéologiques et intellectuelles, soit des élaborations qui à partir des données réelles et manifestes des proximités, organisent des spéculations complexes , elles doublent la réalité par de nouveaux systèmes d'interprétation et de lecture. Inscrite dans les mémoires de silicium des ordinateurs, dans les câbles qui sillonnent la planète elles permettent la mise en réseau des connaissances. Une nouvelle géographie se construit, où, la notion d'auteur disparaît, substituée par une élaboration de spéculations intellectuelles collectives et partagées.


Plutôt que de produire des théories ou des points de vue renfermés, les différents groupes et réseaux qui travaillent sur Internet fournissent des ostentations, quasi des machines, aptes à créer des narrations fragmentaires, imaginaires, vastes, ouvertes, capables d'intégrer les contributions et les déformations les plus différentes. Les frontières implosent, parce que les relations entre scientifiques, mathématiciens, architectes, web-designers, artistes, sociologues ne sont plus organisées de façon systématique. Elles s’inscrivent désormais horizontalement par rapport aux contenus et aux contributions provenant de lieux électroniques, virtuels, souvent disconnectés d'une relation directe avec les systèmes hiérarchiques. Elles contestent ainsi les rôles distribués d'une forme organisée.


L’efficience de chaque sujet à l'intérieur de ce système est déterminée par la qualité et la quantité du travail et non plus par des cultures immuables et spécialisées d'origine.
Le fruit de l'affirmation progressive de ce modèle d'organisation de la communication et du savoir, accru par la large diffusion des nouvelles technologies d'échange de l'information, résulte de l'affirmation progressive et diffuse d'un nouveau paradigme de recherche et d'investigation de la réalité urbaine. Ce nouveau mécanisme questionne la ville et le paysage constamment, il ne produit plus de modèles ni de formules.
N’est ce pas mieux ainsi ? Car on sait aujourd’hui les pernicieux aspects facilement totalitaires de la prétendue objectivité.
Dans tous les prototypes de la sélection nécessairement arbitraire à venir, nul n'est fixé, même pas pour un instant, mais tout est sujet aux modifications et aux changements qu'une touche sur le clavier ou le glissement de la souris pourront provoquer.
Il faudra produire des textes, des analyses, des comparaisons, des commentaires, des controverses, des images, des photographies, bref un inventaire. Mais il faudra surtout les rendre intelligibles dans leur complémentarité.
Il est donc essentiel que les produits de l’inventaire à constituer s’expriment AUSSI de façon interactive sur le Web.
Le procédé des liens hypertextes est donc indispensable. Nous sur aROOTS ne le concevons pas autrement.
_________________________________________________________


Sur la Cyberarchitecture aujourd’hui :
KUBOS :
http://kubos.org/vrml/metarchi.html


Sur les premières critiques de la cybernétique naissante !
INTERNATIONALE SITUATIONISTE :
http://www.ressources.org/Revue/Debord/Questionnaire.htm



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31/10/2002

Commento 221 relativo all'articolo:
Architettura e design di Gianni Marcarino
 
LE DESIGN EST- CE DE L'ARCHITECTURE ?
Dans le design l'aspect fonctionnel de l'objet est-il à l'origine du projet ? Est ce cela le design ?
FONCTIONNEL OU LUDIQUE ?
L'œuvre n'est rien sans le regard. Le spectateur n'est rien sans l'expérience esthétique par laquelle il découvre que pour être sujet, il lui faut se laisser prendre par la place de l'objet lui-même.
La relation que le sujet entretient avec l'objet l'entraîne dans sa propre objectalisation. Le sujet alors devient objet. Regarder un objet, c'est se laisser conduire par sa forme, ses couleurs, ses usages. Peu à peu, l'objet nous capte, nous pénètre, nous entrons dans son univers, et nous en éprouvons du plaisir. La plus grande jubilation dans la contemplation d'une œuvre d'art, n'est-elle pas de s'oublier soi-même, et de devenir l'œuvre elle-même ?
La valeur d'usage a longtemps été considérée comme l'expression fondamentale de l'objet. Mais, aujourd'hui, quand est-il ?
L'objet n'est plus déterminé par un usage unique, il peut être multi-fonctionnel. Les objets nouveaux ne sont parfois pas d'avantage définissables comme objets fonctionnels que comme objets ludiques. Aujourd'hui, le même objet interactif peut-être un outil de travail et un jouet. Le plus bel exemple de cet objet emblématique au statut dédoublé, est l'ordinateur. Le succès commercial des Macintosh est probablement le résultat de leur "design".
L'objet évolue au fil du temps, marqué par les matériaux, les techniques, les formes, les styles, les statuts, les rites, les marchés. Cet objet, est le reflet de nos connaissances scientifiques, techniques, et de nos moyens de production. Il peut être le miroir de nos rêves, de nos désirs, de notre statut social. Il est reflet de notre société car les rapports qu'il entretien tour à tour avec la technologie, l'économie, la politique, la culture, le social, l'art... parlent de son époque.
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LA REVOLUTION SENSORIELLE
Le statut du design est nécessairement provisoire, suspendu. Il suppose des champs multiples et variés, il s'élabore sur des savoirs cumulatifs et constitués. Il n'y a pas une histoire autonome du design mais des histoires contrariées. Les contours du design semblent mal définis, car il n'est que métissage. Compte tenu des lois culturelles, celui-ci ne répond pas au besoin de pureté, de vérité rassurante, que l'institution a coutume de valoriser prioritairement. Bertrand Voiron, parle de "fordisme" du statut, à savoir que chacun a sa place, et ne s'en écarte pas ; justifiant cette immobilité comme garantie de qualité : "si je m'attache à ce que je sais faire, au moins je le ferai bien". Pourtant, "ce qui fait modernité, c'est la confrontation avec la différence", nous dit Baudelaire. L'« histoire » montre à maintes reprises que la connaissance, la science, ne progressent que par frottements et rencontres les unes avec les autres. C'est à ce nouveau maillage d'un territoire culturel que Alessandro Mendini fait référence lorsqu'il dit : "Les disciplines ne m'intéressent pas quand elles sont considérées à l'intérieur de leurs règles. Par contre, il est important de prospecter les grands espaces existants entre elles."
Les activités de production symbolique ( c'est à notre avis les fondements du design ) se fondent sur des activités moins logiques et rationnelles qu'il n'y paraît. Ainsi les champs, jusque là distincts de l'artistique, du scientifique et du technologique se rapprochent dans cette discipline qui est en fait, une activité annexe de l'Architecture. Les propositions utopiques des avant-gardes du début du vingtième siècle, en particulier des Constructivistes et des membres des ateliers du Bauhaus, ont ouvert cette voie.
Les professions de la création ont tendance désormais à se fondre dans une sorte de "melting-pot", et s'engagent sur les chemins du dépassement de leurs propres frontières. Tel est aujourd'hui le déploiement de l 'Architecture, le design y contribue.
En se libérant des formules globalisantes des standards, pour s'orienter vers l'accumulation des diversités et des différences, vers ce que Andrea Branzi nomme "la révolution sensorielle", le design peut prétendre à devenir l'un des acteurs de transformation sociale. Les demandes se particularisent et les exigences qualitatives deviennent croissantes : le design est entré dans l'ère des petites séries, dans lesquelles s'insinuent le local et le particulier.
La question de la culture peut donc se reposer explicitement aux designers, avant même celle de la rationalité technique, du fonctionnel ou du stylistique.

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LE DESIGN NOUVEL HUMANISME
Ce relativisme respectif de la culture, de l'artistique et de la technique donne au design toutes les chances de le conforter à son essence même. La fin d'une fonction technicienne, comme celle d'une fiction de l'usage, lui offre l'occasion de devenir le lieu où se problématise réellement la vie communautaire, sa mémoire collective, ses tensions ses aspirations…
En effet le traumatisme subi par l'homme au contact des technologies peut par cette activité s'atténuer, et la machine s'adapter à l'homme et non plus l'inverse. Les aspects fonctionnels cohabitent avec la dimension culturelle des objets, les aspects productifs avec les aspects psychologiques.
Le design devient la mise en place d'une écologie d'un monde artificiel, une recherche d'interfaces plus vivables entre l'homme et l'univers technique. Il tend vers la construction d'une nouvelle habitabilité du monde industriel, qui passe par une rupture, une discontinuité, en opposition à la linéarité du progrès de la modernité.
Le rôle du designer de demain sera de rechercher à renforcer les équilibres précaires d'une écologie difficile, au sein d'un monde artificiel. C'est son devoir d'encourager les industriels à produire de nouvelles qualités profondes, son dessein devant être réformiste. Mais de leur côté, les industriels doivent prendre conscience des nouveaux enjeux afin d'assouplir leurs structures productives et de faciliter leur évolutivité
Le design doit fonder un nouvel humanisme, polycentrique - et non plus anthropocentrique -, éclectique où la pureté de la méthode intéresse moins que le résultat à atteindre. Le concepteur a le choix de la maîtrise des différents éléments productifs mis à sa disposition, de la grande industrie, des hautes technologies au fait main. Le centre du projet devient la qualité et non plus la quantité.
Mais il reste au design à inscrire sa projection dans la réalité afin de s'enraciner en profondeur et d'accomplir sa vocation de médiation et de transformation ! Et comment le peut-il sans valeurs progressistes ? Cela suppose d'être efficient dans les modifications des structures de l'environnement social.


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L'OUTIL OU L'EMBLEME
Œuvre, produit, marchandise ou chose ?
Prolongement de l'homme, extension de ses membres et de son intelligence, l'objet le fascine autant qu'il le sert. Mais il oscille toujours entre deux états extrêmes : l'outil et l'emblème. Est-ce le beau qui est utile ou l'utile qui est beau ? La jouissance, c'est ce qui ne sert à rien ? L'objet c'est la culture contre la nature, l'outil contre la servitude. C'est Andrea Branzi, qui a raison quand il proclame "Les rêves sont la seule façon d'imaginer un monde différent, meilleur, qui n'existe pas encore, mais dont il est possible d'entrevoir les premiers signes, les premiers objets …".

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8/10/2002

Commento 211 relativo all'articolo:
L'artista non vede, guarda di Sandro Lazier
 
VERS L’ECRITURE DE BATIMENTS SENSIBLES
Architettura : cosa mentale
L’Architecture n’est rien sans ambitions ! Vouloir bien construire, des édifices et des idées, en toute liberté, et ne vouloir que cela, c'est l’essence de la pratique de l’Architecte. Evacuer cet axiome équivaut à l’errance en un champ de ruines. Tel Sisyphe nous faisons cet aveu réfléchi comme raison d’exister, sans faux-semblants. Pour édifier mieux encore, pour étendre notre culture individuellement et la partager, il nous faut fréquenter les idées, les êtres, l’art et la matière. Si notre métier est activité raisonnée, notre discipline est passion déraisonnable. Notre devoir : l’affirmer haut. Notre résistance : ne pas accepter les conditions médiocres d’une plausible pratique, lutter, hurler dans le désert, et se souvenir qu’un miracle peut toujours s’y produire ! A l’impossible être tenu. Savoir que de la difficulté d’imaginer et du plaisir de réaliser des lieux vrais, sincèrement, peut advenir la rencontre du sensible, de l’autre...
Pour l’Architecte, humble disciple des philosophes et des mathématiciens, la géométrie est une pratique quotidienne. Dilemme périlleux que de tenter de figer trois dimensions en un espace, avec comme seuls outils, deux dimensions seulement : le plan, l’élévation. Le bâtiment, une fois construit ne révèlera plus rien de sa lente et laborieuse élaboration. Plans, coupes, façades, plus rien de ce qui était tracé sur la planche à dessins ne peut être vu par l’œil humain. Seul Dieu peut voir le plan, seul un passe muraille peut voir la coupe, seul un observateur situé à l’infini peut voir l’élévation. Tout ce travail de dessinateur finit par se perdre dans l’espace qu’il arpente enfin, accompagné de son commanditaire comme en un lieu qui n’est plus tout à fait le sien... Ce n’était qu’esquisse imparfaite, avec des lignes régulières, des volumes simples : cubes, cylindres, pyramides, solides platoniciens, scandés en une ordonnance. Comme les mathématiques, elle s’est élaborée sur des hésitations, des impasses, des modèles récurrents, des intuitions contradictoires, une tentative pour rapprocher des réalités hétérogènes, sans rapports logiques entre elles : le programme, la structure, les réseaux, les formes urbaines supposées, la réglementation, les coûts, les couleurs, les matériaux, les textures, la lumière...
Il s’agira de découvrir et peut-être de révéler les rapports entre ces réalités éparses. En un sens, entreprendre une quête modeste qui s’apparente à celle des mathématiciens : construire des systèmes cohérents, donner du sens... En d’autres termes, on tentera de déconstruire les réalités apparemment ordonnancées, pour proclamer leur émotion, leur tangibilité, leur harmonie, leur pertinence… Cette démarche projectuelle, un peu comme l’arithmétique, est une construction mentale, qui vise moins à une explication qu’au désir de réaliser un jour des bâtiments sensibles. Pour, le moment venu peut-être, (et il peut ne jamais arriver), écrire l’espace habitable fonctionnellement (la politesse de l’Architecte) et symboliquement (le devoir de l’Architecte), l’exact contraire d’un geste arbitraire.
Car être Architecte, c’est être aussi un intellectuel. Nous l’affirmons, nous le vivons. Le temps maintenant est venu de vouloir le partager


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27/5/2002

Commento 135 relativo all'articolo:
Eisenman, il passato del presente. Terragni, il presente del passato. di Paolo G.L. Ferrara
 
Italia 1930
Ambiguità in architettura
La scoperta emozionale della perfezione formale degli edifici italiani degli anni trenta ci dà ragione della loro condizione progettuale?
Possiamo essere soddisfatti del loro effetto plastico senza interrogarci sul contesto nel quale sono stati edificati?
Ritornando dall'Italia, occorre trovare una ragione. Razionalismo italiano, giustamente eufemismo, ecco la domanda. Durante i terribili anni venti e trenta gli architetti italiani si preoccupavano già di contesto urbano e territoriale. Avanguardia dunque?
Urbanistica, intervento solo tecnico al servizio di maneggi politici attuati da un regime autoritario o trascrizione spaziale di una propaganda?
Oggi fortunatamente l'ideologia non c'è più, sole rimangono bellissime realizzazioni! In realtà, la politica urbana applicata nel decennio che segue il 1930, non presumeva problematiche di sviluppo futuro delle città ma orchestrava demolizioni radicali e concepiva nuove imprese fondiarie. I piani urbanistici diventavano infatti il più efficace strmento di razionalizzazione dei centri e delle periferie. Certo si prevedeva l'espansione delle città ma in modo autoritario e arbitrario!
Razionalismo dunque?
Evochiamo due esempi tra i più rappresentativi della sistemazione del territorio in quegli anni : il risanamento dell'Agro Pontino a sud di Roma, e il piano per la Valle d'Aosta di Adriano Olivetti, progettato e mai realizzato. Queste due iniziative, comunque generose, concernevano regioni sottosviluppate, con idee progettuali opposte.
Razionalismo dunque?
La prima alla quale mancava una vera linea direttrice consacrò un intervento sulla campagna Pontina giorno per giorno in modo non concertato. La rapidità con la quale si edificavano i nuovi centri, un po' come durante la ricostruzione, risultava più dalla volontà di celebrare la nuova identità nazionale che da una vera riflessione programmatica.
Creazione spontanea?
La seconda per la Valle d'Aosta doveva provenire da una autentica riflessione teorica conseguente alla precisa analisi dei dati economici, sociologici, morfologici. I luoghi di lavoro, l'habitata dovevano realizzarsi secondo disegni raffinati e composizioni astratte, il futurismo di Marinetti diventerebbe stile ufficiale, nuovi modelli formali come impronta di una riorganizzazione razionale del territorio.
Questa politica vide giammai il giorno. Sciocchezze delle ideologie?
Roma, per il facsismo italiano, non era solo il luogo geometrico del suo potere ma soprattutto la prova tangibile di una continuità cominciata con i Cesari e proseguita dal Duce. Durante gli anni trenta la capitale s'inventò senza pause i nuovi abiti. Attorno ai quartieri preesistenti, si edificarono
complessi residenziali su disegno di Adalberto Libera. Le nuove costruzioni seguirono a macchia d'olio.
Nel cuore sesso della città ci si dedicò a costruzioni grevi; immensi isolati urbani modificarono la città degli imperatori, nuovi uffici postali, nuove amministrazioni, ma soprattutto la realizzazione della nuova città universitaria sotto la direzione di Piacentini segnarono i nuovi settori d'espansione. La realizzazione del Forum Mussolini, la bucatura di Corso Rinascimento, di Via della Conciliazione tracciò nuove prospettive.
Questa nuova definizione urbana si organizzò attorno a due grandi cesure che a partire da Piazza Venezia delimitavano gli assi maggiori del Piano Regolatore del 1931: la Via dell'Impere in direzione dei Colli Albani, e la Via del Mare verso Ostia. Questa nuova Roma fondata su due tracce principali pretendeva di inserire la Città Nuova in quella antica.
Originario del milieu urbano ma sostenuto dai potentati delle campagne, il fascismo, convergenza di un'Italia largamente rurale, si rivelò una capitale dei popoli. Roma si addobbò di retorica piccolo borghese in un trionfalismo urlante d'impero in cartapesta. Sessant'anni sono passati dall'Italia ante guerra, ci resta qualche bella realtà formale, ambigua, mediterranea. Ogni epoca genera i suoi capricci, e le testimonianze che ci legano ai tempi che videro la loro sostanza può lasciarci un gusto dolce e amaro.
L'architettura del regime italiano di quegli anni era celebrativa, imperiale, materializzava una volontà di magniloquenza. Lo stile che oggi ci resta
Con le sue superfici nude e piane, i suoi spigoli dritti per non dire taglienti, questo geometrismo moralista, questa estetica della fedeltà a un principio di razionalità era realmente espressione di un'obbedienza all'ordine che si stava stabilendo o meglio uno sgambetto di concreta opposizione della critica modernista?
La Casa del Fascio di Terragni è forse più autoritaria del Plan Voisin di Le Corbusier?
Architettura, ragione, passione, provocazione, risluzione? Tutti in ogni caso atti politici!
Fare architettura non spiace a certuni, occorre evidentemente impegnarsi! Nel bene e nel male, il mestiere di architetto conduce necessariamente a costruire dei muri!
Domani, la minuscola piramide di Pei il grande Rosbif Bleu di CG13 (conseil géneral des bouches du rhone /architecte Alsop) ci riveleranno i loro segreti?


Testo originale
ITALIE 1930
DE L’AMBIGUITE EN ARCHITECTURE
La découverte émotionnelle des perfections formelles des édifices italiens des années trente explique-t-elle réellement les conditions de leur projétation ? Peut-on se satisfaire d’effets plastiques sans s’interroger sur le contexte de leur fabrication ?
De retour d’Italie, il nous faut retrouver raison. Rationalisme italien, euphémisme justement, voilà qui fait question ! Durant les terribles années vingt et trente les Architectes italiens se préoccupaient déjà des problèmes d’aménagement du territoire. Avant-garde donc ?
L’urbanisme, intervention seulement technicienne au service de menées politiques lancées par un régime autoritaire ou transcription spatiale d’une propagande ?
Aujourd’hui heureusement l’idéologie n’est plus, seules subsistent de fort belles réalisations ! En réalité, la politique urbaine appliquée dans la décennie qui suivie 1930, n’envisageait pas de problématique de développement futur des villes mais orchestrait des démolitions radicales et conquérait de nouvelles emprises foncières. Les plans d’aménagement devenaient en fait le plus efficace instrument de rationalisation de terrains du centre et des banlieues. Certes, on prévoyait l’expansion des villes mais de façon autoritaire et arbitraire !
Rationalisme donc ?
Evoquons deux exemples les plus représentatifs de l’aménagement du territoire dans ces années-là : l’assèchement des Marais Pontins au sud de Rome, et l’aménagement du Val d’Aoste par Adriano Olivetti, projet jamais réalisé. Ces deux initiatives, au demeurant généreuses, concernaient des régions sous-développées, les idées mises en œuvre étaient fort différentes voire opposées.
Rationalisme donc ?
La première à laquelle il manquait une vraie ligne directrice consacrait une intervention sur la campagne Pontine au jour le jour de façon non concertée. La rapidité avec laquelle s’édifiaient les centres nouveaux un peu à la façon de notre reconstruction résultait davantage d’une volonté de célébrer la nouvelle identité nationale que d’une vraie programmation réfléchie.
Génération spontanée ?
La deuxième pour le Val d’Aoste devait provenir d’une authentique réflexion théorique consécutive d’analyses précises de données économiques, sociologiques, morphologiques. Les lieux de travail, l’habitat devaient se réaliser suivant des dessins raffinés et des compositions abstraites, le Futurisme de Marinetti deviendrait style officiel, de nouveaux modèles formels s’assignant la tâche d’une réorganisation rationelle du territoire. Cette politique ne vit jamais le jour. Bévue des idéologies ?
Rome, pour le fascisme italien, n’était pas seulement le lieu géométrique de son pouvoir mais surtout la preuve tangible d’une continuité commencée par les Césars et poursuivie par le Duce. Durant les années trente la capitale s’inventa sans cesse de beaux habits neufs.
Autour de quartiers préexistants, on édifia des ensemble résidentiels sous le crayon de Adalberto Libéra. Les constructions nouvelles firent tache d’huile. Au cœur même de la ville on se livra à des destructions massives, d’immenses aménagements urbains modifièrent la cité des empereurs, de nouveaux bureaux de poste, de nouvelles administrations, mais surtout la construction de la Cité Universitaire sous la direction de Piaccenti ponctuèrent les nouveaux secteurs d’expansion. La réalisation du Forum Mussolini, les percements du Corso Rinascimento, de la Via della Consigliazione traça de nouvelles perspectives. Cette nouvelle définition urbaine s’organisa autour de deux grandes césures qui à partir de la Piazza Venezia délimita les axes majeurs du Plan d’Aménagement de 1931 : la Via dell’Impero dans la direction des Colli Albani, et la Via del Mare qui s’étire vers Osti. Cette nouvelle Rome fondée sur deux percées principales prétendait inscrire la Nouvelle Ville dans l’Ancienne.
Originaire de milieux urbains mais soutenu par les potentats des campagnes, le fascisme, convergence d’une Italie largement rurale se rêva une capitale péplum. Rome se para de rhétorique petite bourgeoise dans un triomphalisme tapageur d’empire en carton pâte. Soixante années ont passé, de l’Italie d’avant-guerre, il nous reste quelques belles réalités formelles, ambiguës, méditerranéennes. Chaque époque génère ses arbitraires, les témoignages qu’elles nous lèguent avec le temps qui les vide de leur substance peut nous laisser un goût doux amer.
L’Architecture du régime italien de ces années-là était célébrative, impériale, elle matérialisait une volonté de grandiloquence. Ce style qui nous reste aujourd’hui avec ses surfaces nues et planes, ses angles droits pour ne pas dire raides, ce géomètrisme moraliste, cette esthétique de fidélité à un principe de rationalité était-il réellement l’expression d’une allégeance à l’ordre en train de s’établir ou bien un soubresaut de l’opposition concrète de modernistes critiques ?
La Casa del Fascio de Terragni est-elle plus autoritaire que le Plan Voisin de Le Corbusier?
Architecture, raison, passion, provocation, résolution? Acte éminemment politique en tout cas!
Faire de l’Architecture, n’en déplaise à certains, c’est bien évidemment s’engager ! Impasse ou Avenue, le métier d’Architecte conduit nécessairement à édifier des murs!
Demain la minuscule Pyramide de Pei ou le grand Rosbif Bleu du CG13 ( conseil géneral des bouches du rhone / architecte Alsop) nous livreront-ils tous leurs secrets ?

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27/5/2002

Commento 134 relativo all'articolo:
Violentatori e Gladiatori di Paolo G.L. Ferrara
 
LIBERTA', COSTRIZIONE, ETICA.
In architettura tutto è costrizione e libertà. Le costrizioni d’inventare e la libertà di non fare si compenetrano senza frontiere. Un edificio è occasione di segnare un’epoca, magari flettere senza trasformarla. E’ dunque una pratica culturale e forse nient’altro. La sola costrizione realmente inevitabile: il tempo, concepire, costruire, vivere. Non facciamo per l’atemporale ma per adesso, non dopo di me il diluvio ma, oggi, il temporale. C’è forse una morale delle forme? Quando teoria e pratica non erano distanti , erano le condizioni di una vertigine creativa. Oggi essere architetto, è resistere: rigore, efficacia. E se le nostre tavole sono piene di raschiature, difetti ed errori, non può essere che una questione etica.

Testo originale
LIBERTE, CONTRAINTES, ETHIQUE.
En architecture, tout est contraintes et liberté. Les contraintes d’inventer et la liberté de ne pas faire, s’interpénètrent sans frontière. Un bâtiment c’est une occasion de signer l’époque, voire de l’infléchir à défaut de la transformer. C’est donc une pratique culturelle et presque rien d’autre. La seule contrainte réellement incontournable : le temps, de concevoir, de construire, de vivre. Ne faisons pas dans l’intemporel mais pour maintenant, non pas après moi le déluge mais aujourd’hui l’orage! Y a-t-il une morale des formes ? Réformer, déformer, donner forme. Quand la théorie et la pratique n’étaient pas disloquées, elles étaient les conditions d’un vertige à créer. Aujourd’hui être Architecte, c’est résister : rigueur, efficacité. Et si nos cartons sont remplis de ratures, d’échecs, d’erreurs, ce n’est peut-être qu’une question d’éthique.


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