Giornale di Critica dell'Architettura

13 commenti di Guidu Antonietti

Commento 14673 del 08/12/2017
relativo all'articolo Deformazione culturale
di Sandro Lazier


SOLILOQUE DE L’ARCHITECTE

https://fr.wikipedia.org/wiki/Soliloquie

Ca y est j’ai décidé
J’arrête l’Architecture,
je viens de racheter une boutique de fausses antiquités romaines
A Palerme !
Qui m’accompagne ?
Sauf si soudain l’envie me reprenait
D’exercer mon ancien métier :
accordeur de Piano…n’est-ce pas Rogers ?
Le thé est servie sur la terrasse …
De quoi discuter de la pertinence d’un bon choix d’ensoleillement …
Plein sud évidemment… quoique que le couchant, c’est bien aussi ..
Et si nous allions au concert ?
Rock, Jazz, ou musique baroque …
Andrea Palladio traçait bien ses esquisses
en compagnie de Claudio Monteverdi …
En préalable je vais tondre la pelouse ... 
Une façon comme une autre de tracer des lignes dans l'espace ... 
Ma façon à moi de faire du Land Art... 
Oui, Architecte devant sa page blanche ...
Vu que je ne suis né pas très loin de la tour de Pise 
je me dis que celle de Babel a de beaux jours devant elle … 
Oui, c’est bien en Italie que l’on a inventé la fonction oblique. 
Et de tour sans fin, moi … je n‘ai jamais eu besoin …
Sur un coin de table, 
j'ai toujours un bloc notes carré 
qui me permet à certains instants de dessiner 
ou d'écrire comme bon me semble. 
Ces instants privilégiés où je prends le stylo et ou je dessine 
sont de véritables minutes de détente et d'évasion. 
Dans ces instants, la main guide l'esprit... 
le temps que l'esprit reprenne la main.
J’ai toujours pensé que le palmier était bien plus qu’un arbre d’agrément,
Un graphisme jaillissant du stylo,
Qui ferait un beau contrepoint à une maison bleue …
La question c’est qu’il est bien plus facile de répandre de l’azur
Sur une façade simple
que de faire pousser un chamérops dans le désert…
Constructivisme…déconstructivisme ?
Au temps des cathédrales on y avait déjà pensé !
Non ?
L’Architecture est invariable …seul change ceux qui la font !
De nos jours ils ne sont plus anonymes …enfin presque plus !
Ce qui a changé c’est la manière de la communiquer !
D’ordinaire les Architectes
Dessinent peu les aménagements urbains de détails …
En France surtout…
Les ingénieurs des services techniques des villes traçant simplement
la plus courte logique de leurs réseaux avec l’aléatoire comme seul parti…
une exigence valant une autre…
C’est le regard qui en rétablissant la poétique du hasard des sols,
sait son essentielle reconstitution …
Je signe systématiquement mes bâtiments,
les maîtres d’ouvrage n’apprécient pas toujours …
Mais ils ne peuvent s’y opposer c’est inscrit dans la loi,
La qualité d’auteur d’un projet est imprescriptible.
Je ne l’ai encore jamais fait de façon autographe
J’y songe pourtant …
Serais-je appeler en justice pour dégradation d’édifice ?
Un nom qui commence par star et qui finit comme sark,
Une qui étoile qui brille un prédateur qui réussit,
L’homme identifié aux objets consommés …
Philipe Starck
Oui c’est ça nommer… se nommer…
Au fait Design cela veut dire dessin tout simplement…
Pourquoi les objets design sont souvent over design ?
Mon rêve serait d’organiser une expo de meubles quakers
Seulement conçus… mais sans dessin justement …
Certaines toiles de Chirico,
Qui sont manifestement provoquées par des sensations d'origine Architecturale,
Peuvent exercer une action en retour sur leur base objective,
Jusqu'à la transformer…
Elles tendent à devenir elles-mêmes des maquettes.
D'inquiétants quartiers d'arcades pourraient un jour continuer,
Et accomplir l'attirance de cette oeuvre.

Amitiés cher Sandro
Guidu

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Commento 1454 del 09/11/2006
relativo all'articolo Contemporaneità della Tradizione:
contro qualsi

di Paolo G.L. Ferrara


Chers Domenico et Paolo Gl en vous lisant je devine une polémique qui semble parler de vos différents ! Et ce si beau titre - Contemporaneità della Tradizione - me fait penser à une opposition Nord / Sud , le Nord pour Paolo Gl et le Sud pour Domenico !

On est toujours au Nord d’un Sud , moi qui suis au Nord de la Méditerranée je suis au Sud de l’Europe ! Cette problématique est fort ancienne dans le Mouvement Moderne et notre cher Corbusier n’y échappait pas non plus !
Lisez ceci : « Croisade, ou le crépuscule des Académies »
LE CORBUSIER, NORD CONTRE SUD
http://www.aroots.org/notebook/article151.html
Et vous serez peut-être d’accord entre vous et avec moi aussi !

Tradition ou contemporanéité ? L’Architecture, la vraie, dépasse de mon point de vue ce clivage ! Je vis à Aix en Provence qui aujourd’hui prétend se référer à la tradition ( une injure en fait, au regard de l’ultra contemporanéité de ce qu’ était cette ville baroque révolutionnaire au 18 siècle ) alors que rien de contemporain ne s’y déroule actuellement ( si , un bien étrange projet de Gregotti, il a bientôt 80 ans ) ! ( Un peu comme à Rome , avec l’Aria Pacis de Meier dont vous avez longuement parlé dans vos colonnes )

Nous les Architectes sommes un peu querelleurs, surtout quand nos contemporains nous opposent nos traditions ! Faire de l’Architecture c’est forcement inventer , et inventer sans connaître, voire respecter la tradition c’est comme débarquer chez les papous en jouant le Requiem de Mozart , cela ne les fait pas pleurer mais rire !

Allez basta avec votre querelle qui n’en est pas ! Tous deux vous êtes passionnés d’Architecture, merci de continuer de l’ être et pardon pour ce texte en français que vos autres amis italiens et lecteurs-contributeurs de antithesi ne comprendront peut être pas bien ! Sauf si ce cher Sandro acceptait d’en faire une traduction .

Je vous embrasse aussi tous .
Guidu Antonietti di Cinarca





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Commento 996 del 01/12/2005
relativo all'articolo AntiTHeSi su carta
di Sandro Lazier


Longue vie à antiTHeSi on paper !
Je ne manquerais pas de faire part de cet évenement dans aRoots !
Amicizia
Guidu Antonietti di Cinarca

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Commento 948 del 05/09/2005
relativo all'articolo Riso amaro
di Ugo Rosa


Aux amis Italiens qui lisent le français, je propose ce topic
/ L’architecture au féminin / - à lire sur le forum de aRoots
http://www.aroots.org/forum2/topic_architecture_338.html
Grazie
Guidu Antoniettti

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Commento 796 del 01/10/2004
relativo all'articolo Sette, mille, diecimila invarianti: alla IX Bienna
di Paolo G.L. Ferrara


Sono completamente d'accordo con ciò che è detto da Isabel Archer
La situazione è strettamente identica in Francia...
Lo dicevo proprio qui!

Guidu Antonietti di Cinarca directeur de la rédaction de aROOTS

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Commento 746 del 15/06/2004
relativo all'articolo Un diverso risveglio
di Giovanni D'Ambrosio


Grazie a te d’Ambrosio !!! Veramente
Ciao caro Sandro !
Et scusa d’Ambrosio , per il francese
__________________________________
Je viens de lire le dernier article de d’Ambrosio .
Waououu ! J’adore !
Je souhaite te formuler une requête : Peux tu te faire mon interprété auprès de lui pour lui dire toute la jubilation que m’a procuré sa lecture et aussi lui demander de bien vouloir accepter qu’on en publie une traduction dans aROOTS .
Et là de toi j’ai besoin car, faire la traduction moi-même risque de donner un résultat bien imparfait donc si tu le veux bien ( quand tu auras le temps évidement… ) pourrais-tu avancer cette traduction puis j’en ferais alors une relecture adaptation pour mon webzine…
Merci en tout cas pour cette cet article salutaire …
Vraiment vous les italiens, enfin ceux qui vous exprimez dans antiTheSi vous conservez intacte votre esprit critique vous etes réellement les héritiers de Brunelleschi, Michelucci, Terragni, Zevi ect
Avec toute mon amitié.
Guidu Antonietti –aROOTS-
Ps : je comprendrai parfaitement
que tu ne puisse pas honorer complètement ma demande, car tu dois être bien occupé par tes propres travaux.
Nous pourrions peut être demander à la charmante et pertinente Arianna Sdei de contribuer aussi, elle sait le français aussi .

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Commento 619 del 03/02/2004
relativo all'articolo Dess(e)ins de voyage
di Ugo Rosa


Les dess(e)ins de voyage de Domenico COGLIANDRO
Breve publiée dans aROOTS :
http://www.aroots.org/notebook/breve358.html
mardi 3 février 2004
ITALIE : Vient de paraître
Une collection de figures dans un carnet de Domenico Cogliandro tracées sans intentions didactiques. Une façon d’évacuer les données de la mémoire en les esquissant. Certaines sont dessinables d’autres non , elles n’ existent que dans leur contexte, le croquis soutient leur restitution. Le regard et la main du dessinateur ne décommandent pas les événements simples, ils se diluent dans le regard de celui qui les a vus, il les retranscrit en une interprétation imaginaire. Le croquis demeure un outil indispensable à la pensée de l’Architecte même à l’aire du numérique . G.AdC
La Biblioteca del Cenide publie cet ouvrage en italien avec une postface de Ugo Rosa. le titre "Dess(e)ins de voyage", est en français. Un bien bel hommage italien à Villard de Honnecourt.
Parcourir Le CATALOGUE des éditions Biblioteca del Cenide dont Domenico Cogliandro Architecte

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Commento 255 del 01/07/2003
relativo all'articolo Debord e la Psicogeografia
di Sandro Lazier


Caro Sandro, a proposito di Guy Debord, che tu citi più volte, poni questa domanda:
« Che dire ai contestatori della modernità che ignorano le avanguardie e pensano che tutto il moderno sia stato razionale, freddo e sordo alle necessità psicologiche degli individui ? »
Ti propongo come risposta quello che segue: “L’intellettuale progressista si dibatte incessantemente tra Narciso e Prometeo. A volte l’immagine dello specchio lo attrae e comincia allora la sua mutazione in nuovo soldato del megamercato neoliberale. Gli accade anche di rompere lo specchio e di scoprire non solo la realtà di ciò che gli sta dietro, ma gli altri che non sono come lui, e che hanno ugualmente rotto il loro rispettivo specchio.
La trasformazione di una realtà non può essere l’azione di un solo attore; sia esso tanto forte, intelligente, creativo e visionario. Né gli attori politici e sociali, né gli intellettuali sono sufficienti a portare a termine questa trasformazione. E’ un lavoro collettivo. Non solo nell’azione ma nell’analisi di questa realtà, e dentro le decisioni di questo movimento di trasformazione.”
Queste non sono parole mie ma del sotto comandante Marcos e penso che gli tutti gli architetti progressisti, o d’avanguardia che sia, non possono accontentarsi di essere attenti alle necessità psicologiche degli individui con il rischio di essere solo delle tigri della carta stampata…
Debord, di cui conosco la totalità dell’opera, i situazionisti che ho frequentato nella mia giovinezza, con il solo “discours d’avant guarde” non sono riusciti a ridurre il Mercato… Non resta che a noi, professionisti della costruzione, combatterlo ancora e ancora nei nostri progetti al servizio dei più, perché il popolo delle forme e dei colori è il solo al mondo, insieme a quello dei numeri e dei segni, a non avere né bandiere né frontiere. Contrariamente alla scienza, della quale la storia compone un museo degli orrori, e dove ogni nuovo paradigma è chiamato a sottomettersi al seguente, l’arte non deperisce. Essa può addirittura ringiovanire invecchiando. Essere capaci di frenare nell’individualismo il serpente che si morde la coda. Sapere che il mondo mercantile separa gli uomini anziché unirli, in assenza di un qualsiasi valore. Ecco una ragione in più per esistere. Un mercato mondiale non farà mai un mondo comune; e la corsa all’innovazione non ci smentirà perché al cliente, all’utente, al disoccupato mancherà sempre un valore aggiunto coinvolgente che abbia senso. L’arte è il solo ottimismo dei pessimismi conseguenti perché è solo con le forme mute dell’espressione che le culture si parlano e si fecondano. Sono loro che gettano le migliori passerelle tra generazioni e continenti.

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Segue il testo originale in francese
Cher Sandro,
A propos de Guy Debord que tu cites longuement tu poses cette interrogation :
« Che dire ai contestatori della modernità che ignorano le avanguardie e pensano che tutto il moderno sia stato razionale, freddo e sordo alle necessità psicologiche degli individui ? »
Je te propose en guise de réponse ce qui suit :
«L'intellectuel progressiste se débat sans cesse entre Narcisse et Prométhée. Parfois, l'image du miroir le rattrape et commence alors son inexorable mue en nouveau soldat du méga marché néolibéral. Il lui arrive aussi de briser le miroir et de découvrir non seulement la réalité qui se cache derrière, mais les autres qui ne sont pas comme lui, et qui ont également brisé leurs miroirs respectifs.
La transformation d'une réalité ne peut être le fait d'un seul acteur ; aussi fort, intelligent, créatif et visionnaire soit-il. Ni les acteurs politiques et sociaux ni les intellectuels ne suffisent pour mener à bien cette transformation. C'est un travail collectif. Pas seulement dans l'action mais dans l'analyse de cette réalité, et dans les décisions de ce mouvement de transformation. »
Ce n’est pas de moi mais du sous commandant Marcos et je pense que les Architectes tout progressistes ou d’avant garde qu’ils soient ne peuvent se contenter d’être attentifs aux nécessités psychologiques des individus faute de n’être que des tigres de papier … Debord dont je connais la totalité de l’œuvre, les situationnistes que j’ai fréquentés dans ma jeunesse avec ce seul « discours d’avant garde » ne sont pas parvenus à réduire le Marché …Il nous reste à nous professionnels du cadre bâti à le combattre encore et encore dans nos projets aux services du plus grand nombre car le peuple des formes et des couleurs est le seul au monde avec celui des chiffres et des graphes, à n’avoir ni drapeau ni frontière. Contrairement à la science dont l’histoire compose un musée des erreurs, et où chaque paradigme nouveau est appelé à s’effacer sous le suivant, l’Art ne se périme pas. Il peut même rajeunir en vieillissant. Etre capable de déceler dans l’individualisme le serpent qui s

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Commento 232 del 16/12/2002
relativo all'articolo In-Arch In-Forme
di Sandro Lazier


Cher Sandro LAZIER

Je ne voudrais pas me mêler à la polémique à propos de « In-Arch In-Forme » que tu publie dans les colonnes de AntiThesi , car je n’en connais pas les tenants et aboutissants !

Cependant je voudrais te signaler que j’ai fait paraître dans aROOTS http://www.aroots.org/
en novembre dernier un article, qui évoque les questions des rapports de l’Architecture avec la révolution cybernétique à laquelle nous assistons tous.

Le voici ci-dessous. En français, malheureusement et je m’en excuse auprès de mes amis italiens !
Tu peux si cela te paraît intéressant pour eux le faire paraître dans ton webzine que je consulte régulièrement avec grand plaisir.

Amitié Architecturale
Guidu ANTONIETTI

_________________________________________________________
Cyberculture

LES TERRITOIRES DE L’INCERTITUDE
http://www.aroots.org/notebook/article101.html

Le patrimoine Architectural contemporain au regard de la révolution cybernétique a-t-il un sens ?_________________________________________________________
DEFINITION_________________________________
QUE SONT CES TERRITOIRES DE L'INCERTITUDE ?


Dans les territoires de l’incertitude s'opère actuellement la redéfinition de notre société et de son environnement en mutation vers un avenir aléatoire.
Avec l’émergence récente de la cyber culture il nous faut regarder les édifices qui la ponctuent, pour en faire le relevé en forme d’inventaire, afin d’en garder les traces précises pour une mémoire du futur.
Il s’agit de territoires frontaliers et interstitiels, qui font qu’il est difficile de décrypter en quoi le cyber espace fait ou pourra faire partie d’un patrimoine tangible

- Frontaliers, parce qu’ils peuvent constituer les espaces physiques à la marge de notre société, où s’affrontent des problématiques dont on ne connaît pas tous les enjeux.
- Interstitiels, parce que ces problématiques occupent transversalement l’espace urbain. Ce sont des territoires vitaux qui au travers de stratégies, souvent intuitives expérimentent des usages de l’espace, des relations environnementales et sociales inédites, à mi-chemin entre les héritages du passé et les présages du futur.

A travers une approche sélective, donc non exhaustive, il conviendra de définir un mode d’appréhension et de compréhension de ces territoires et paysages humains qui représentent ( justement par leur incertitude comprise comme indétermination et complexité potentielle ) les limites concrètes échappant, pour la plupart, à la reconnaissance et leur valorisation éventuelle !


VOCABULAIRE________________________
QUELS MOTS POUR REGARDER LA VILLE ?


De nombreux symptômes révèlent la période de transition qui fut la nôtre, (nos dirons le XX ème siècle). lls sont d’abord d’ordre linguistique : la faiblesse du vocabulaire pour parler de l’architectonique se heurte en effet à la complexité des espaces urbains contemporains. Nous utilisons encore des mots génériques, trop flous pour nommer et qualifier les questions spatiales, des mots incertains et redondants, incapables de saisir le véritable sens des lieux qui nous entourent.

Mais cela n’explique pas tout. Les façons dont nous représentons et concevons la dimension urbaine sont révélateurs de symptômes plus profonds qui tiennent à notre culture artistique, en France trop souvent négligée. Si nous nous y arrêtons, nous ressentons une nécessité encore plus vitale que celle d’un nouveau vocabulaire : il nous faut concevoir un nouveau modèle d’appréhension du phénomène urbain.


TERRITOIRE________________________________________
QUI Y A T IL DERRIERE LE PRETENDU CHAOS ESTHETIQUE ?

Si nous tentons de voir "le temps dans l'espace", nous serons peut-être en mesure de comprendre que les territoires urbains contemporains rassemblent une multitude d’agissements individuels et non concomitants à l'intérieur de quelques mouvements physiques réguliers - distincts par le rythme, la durée, l'intensité, mais surtout en paraphrasant Edwards T. Hall «dans leurs dimensions cachées».
Chacun de ces mouvements réguliers se reproduit dans des espaces différents et éloignés, et révèle une organisation spécifique des relations sociales et des processus de prise de décision. Ainsi, derrière le chaos esthétique produit par la juxtaposition apparemment incongrue de bâtiments uniquement soucieux de leur écriture particulière, nous assistons à l'apparition d'un phénomène entièrement différent : le pouvoir excessif de quelques principes d'ordre. L’ordre spectaculaire marchand capitalistique celui qui régit l’édification des bâtiments de l‘époque car comme le disait Henry Lefèvre «l‘urbanisme c‘est la projection au sol de mécanismes déterminés !»
Les édifices à inventorier seront donc les attributs émergents de l‘épo

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Commento 221 del 31/10/2002
relativo all'articolo Architettura e design
di Gianni Marcarino


LE DESIGN EST- CE DE L'ARCHITECTURE ?
Dans le design l'aspect fonctionnel de l'objet est-il à l'origine du projet ? Est ce cela le design ?
FONCTIONNEL OU LUDIQUE ?
L'œuvre n'est rien sans le regard. Le spectateur n'est rien sans l'expérience esthétique par laquelle il découvre que pour être sujet, il lui faut se laisser prendre par la place de l'objet lui-même.
La relation que le sujet entretient avec l'objet l'entraîne dans sa propre objectalisation. Le sujet alors devient objet. Regarder un objet, c'est se laisser conduire par sa forme, ses couleurs, ses usages. Peu à peu, l'objet nous capte, nous pénètre, nous entrons dans son univers, et nous en éprouvons du plaisir. La plus grande jubilation dans la contemplation d'une œuvre d'art, n'est-elle pas de s'oublier soi-même, et de devenir l'œuvre elle-même ?
La valeur d'usage a longtemps été considérée comme l'expression fondamentale de l'objet. Mais, aujourd'hui, quand est-il ?
L'objet n'est plus déterminé par un usage unique, il peut être multi-fonctionnel. Les objets nouveaux ne sont parfois pas d'avantage définissables comme objets fonctionnels que comme objets ludiques. Aujourd'hui, le même objet interactif peut-être un outil de travail et un jouet. Le plus bel exemple de cet objet emblématique au statut dédoublé, est l'ordinateur. Le succès commercial des Macintosh est probablement le résultat de leur "design".
L'objet évolue au fil du temps, marqué par les matériaux, les techniques, les formes, les styles, les statuts, les rites, les marchés. Cet objet, est le reflet de nos connaissances scientifiques, techniques, et de nos moyens de production. Il peut être le miroir de nos rêves, de nos désirs, de notre statut social. Il est reflet de notre société car les rapports qu'il entretien tour à tour avec la technologie, l'économie, la politique, la culture, le social, l'art... parlent de son époque.
___________________________________________________
LA REVOLUTION SENSORIELLE
Le statut du design est nécessairement provisoire, suspendu. Il suppose des champs multiples et variés, il s'élabore sur des savoirs cumulatifs et constitués. Il n'y a pas une histoire autonome du design mais des histoires contrariées. Les contours du design semblent mal définis, car il n'est que métissage. Compte tenu des lois culturelles, celui-ci ne répond pas au besoin de pureté, de vérité rassurante, que l'institution a coutume de valoriser prioritairement. Bertrand Voiron, parle de "fordisme" du statut, à savoir que chacun a sa place, et ne s'en écarte pas ; justifiant cette immobilité comme garantie de qualité : "si je m'attache à ce que je sais faire, au moins je le ferai bien". Pourtant, "ce qui fait modernité, c'est la confrontation avec la différence", nous dit Baudelaire. L'« histoire » montre à maintes reprises que la connaissance, la science, ne progressent que par frottements et rencontres les unes avec les autres. C'est à ce nouveau maillage d'un territoire culturel que Alessandro Mendini fait référence lorsqu'il dit : "Les disciplines ne m'intéressent pas quand elles sont considérées à l'intérieur de leurs règles. Par contre, il est important de prospecter les grands espaces existants entre elles."
Les activités de production symbolique ( c'est à notre avis les fondements du design ) se fondent sur des activités moins logiques et rationnelles qu'il n'y paraît. Ainsi les champs, jusque là distincts de l'artistique, du scientifique et du technologique se rapprochent dans cette discipline qui est en fait, une activité annexe de l'Architecture. Les propositions utopiques des avant-gardes du début du vingtième siècle, en particulier des Constructivistes et des membres des ateliers du Bauhaus, ont ouvert cette voie.
Les professions de la création ont tendance désormais à se fondre dans une sorte de "melting-pot", et s'engagent sur les chemins du dépassement de leurs propres frontières. Tel est aujourd'hui le déploiement de l 'Architecture, le design y contribue.
En se libérant des formules globalisantes des standards, pour s'orienter vers l'accumulation des diversités et des différences, vers ce que Andrea Branzi nomme "la révolution sensorielle", le design peut prétendre à devenir l'un des acteurs de transformation sociale. Les demandes se particularisent et les exigences qualitatives deviennent croissantes : le design est entré dans l'ère des petites séries, dans lesquelles s'insinuent le local et le particulier.
La question de la culture peut donc se reposer explicitement aux designers, avant même celle de la rationalité technique, du fonctionnel ou du stylistique.

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LE DESIGN NOUVEL HUMANISME
Ce relativisme respectif de la culture, de l'artistique et de la technique donne au design toutes les chances de le conforter à son essence même. La fin d'une fonction technicienne, comme celle d'une fiction de l

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Commento 211 del 08/10/2002
relativo all'articolo L'artista non vede, guarda
di Sandro Lazier


VERS L’ECRITURE DE BATIMENTS SENSIBLES
Architettura : cosa mentale
L’Architecture n’est rien sans ambitions ! Vouloir bien construire, des édifices et des idées, en toute liberté, et ne vouloir que cela, c'est l’essence de la pratique de l’Architecte. Evacuer cet axiome équivaut à l’errance en un champ de ruines. Tel Sisyphe nous faisons cet aveu réfléchi comme raison d’exister, sans faux-semblants. Pour édifier mieux encore, pour étendre notre culture individuellement et la partager, il nous faut fréquenter les idées, les êtres, l’art et la matière. Si notre métier est activité raisonnée, notre discipline est passion déraisonnable. Notre devoir : l’affirmer haut. Notre résistance : ne pas accepter les conditions médiocres d’une plausible pratique, lutter, hurler dans le désert, et se souvenir qu’un miracle peut toujours s’y produire ! A l’impossible être tenu. Savoir que de la difficulté d’imaginer et du plaisir de réaliser des lieux vrais, sincèrement, peut advenir la rencontre du sensible, de l’autre...
Pour l’Architecte, humble disciple des philosophes et des mathématiciens, la géométrie est une pratique quotidienne. Dilemme périlleux que de tenter de figer trois dimensions en un espace, avec comme seuls outils, deux dimensions seulement : le plan, l’élévation. Le bâtiment, une fois construit ne révèlera plus rien de sa lente et laborieuse élaboration. Plans, coupes, façades, plus rien de ce qui était tracé sur la planche à dessins ne peut être vu par l’œil humain. Seul Dieu peut voir le plan, seul un passe muraille peut voir la coupe, seul un observateur situé à l’infini peut voir l’élévation. Tout ce travail de dessinateur finit par se perdre dans l’espace qu’il arpente enfin, accompagné de son commanditaire comme en un lieu qui n’est plus tout à fait le sien... Ce n’était qu’esquisse imparfaite, avec des lignes régulières, des volumes simples : cubes, cylindres, pyramides, solides platoniciens, scandés en une ordonnance. Comme les mathématiques, elle s’est élaborée sur des hésitations, des impasses, des modèles récurrents, des intuitions contradictoires, une tentative pour rapprocher des réalités hétérogènes, sans rapports logiques entre elles : le programme, la structure, les réseaux, les formes urbaines supposées, la réglementation, les coûts, les couleurs, les matériaux, les textures, la lumière...
Il s’agira de découvrir et peut-être de révéler les rapports entre ces réalités éparses. En un sens, entreprendre une quête modeste qui s’apparente à celle des mathématiciens : construire des systèmes cohérents, donner du sens... En d’autres termes, on tentera de déconstruire les réalités apparemment ordonnancées, pour proclamer leur émotion, leur tangibilité, leur harmonie, leur pertinence… Cette démarche projectuelle, un peu comme l’arithmétique, est une construction mentale, qui vise moins à une explication qu’au désir de réaliser un jour des bâtiments sensibles. Pour, le moment venu peut-être, (et il peut ne jamais arriver), écrire l’espace habitable fonctionnellement (la politesse de l’Architecte) et symboliquement (le devoir de l’Architecte), l’exact contraire d’un geste arbitraire.
Car être Architecte, c’est être aussi un intellectuel. Nous l’affirmons, nous le vivons. Le temps maintenant est venu de vouloir le partager

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Commento 135 del 27/05/2002
relativo all'articolo Eisenman, il passato del presente. Terragni, il pr
di Paolo G.L. Ferrara


Italia 1930
Ambiguità in architettura
La scoperta emozionale della perfezione formale degli edifici italiani degli anni trenta ci dà ragione della loro condizione progettuale?
Possiamo essere soddisfatti del loro effetto plastico senza interrogarci sul contesto nel quale sono stati edificati?
Ritornando dall'Italia, occorre trovare una ragione. Razionalismo italiano, giustamente eufemismo, ecco la domanda. Durante i terribili anni venti e trenta gli architetti italiani si preoccupavano già di contesto urbano e territoriale. Avanguardia dunque?
Urbanistica, intervento solo tecnico al servizio di maneggi politici attuati da un regime autoritario o trascrizione spaziale di una propaganda?
Oggi fortunatamente l'ideologia non c'è più, sole rimangono bellissime realizzazioni! In realtà, la politica urbana applicata nel decennio che segue il 1930, non presumeva problematiche di sviluppo futuro delle città ma orchestrava demolizioni radicali e concepiva nuove imprese fondiarie. I piani urbanistici diventavano infatti il più efficace strmento di razionalizzazione dei centri e delle periferie. Certo si prevedeva l'espansione delle città ma in modo autoritario e arbitrario!
Razionalismo dunque?
Evochiamo due esempi tra i più rappresentativi della sistemazione del territorio in quegli anni : il risanamento dell'Agro Pontino a sud di Roma, e il piano per la Valle d'Aosta di Adriano Olivetti, progettato e mai realizzato. Queste due iniziative, comunque generose, concernevano regioni sottosviluppate, con idee progettuali opposte.
Razionalismo dunque?
La prima alla quale mancava una vera linea direttrice consacrò un intervento sulla campagna Pontina giorno per giorno in modo non concertato. La rapidità con la quale si edificavano i nuovi centri, un po' come durante la ricostruzione, risultava più dalla volontà di celebrare la nuova identità nazionale che da una vera riflessione programmatica.
Creazione spontanea?
La seconda per la Valle d'Aosta doveva provenire da una autentica riflessione teorica conseguente alla precisa analisi dei dati economici, sociologici, morfologici. I luoghi di lavoro, l'habitata dovevano realizzarsi secondo disegni raffinati e composizioni astratte, il futurismo di Marinetti diventerebbe stile ufficiale, nuovi modelli formali come impronta di una riorganizzazione razionale del territorio.
Questa politica vide giammai il giorno. Sciocchezze delle ideologie?
Roma, per il facsismo italiano, non era solo il luogo geometrico del suo potere ma soprattutto la prova tangibile di una continuità cominciata con i Cesari e proseguita dal Duce. Durante gli anni trenta la capitale s'inventò senza pause i nuovi abiti. Attorno ai quartieri preesistenti, si edificarono
complessi residenziali su disegno di Adalberto Libera. Le nuove costruzioni seguirono a macchia d'olio.
Nel cuore sesso della città ci si dedicò a costruzioni grevi; immensi isolati urbani modificarono la città degli imperatori, nuovi uffici postali, nuove amministrazioni, ma soprattutto la realizzazione della nuova città universitaria sotto la direzione di Piacentini segnarono i nuovi settori d'espansione. La realizzazione del Forum Mussolini, la bucatura di Corso Rinascimento, di Via della Conciliazione tracciò nuove prospettive.
Questa nuova definizione urbana si organizzò attorno a due grandi cesure che a partire da Piazza Venezia delimitavano gli assi maggiori del Piano Regolatore del 1931: la Via dell'Impere in direzione dei Colli Albani, e la Via del Mare verso Ostia. Questa nuova Roma fondata su due tracce principali pretendeva di inserire la Città Nuova in quella antica.
Originario del milieu urbano ma sostenuto dai potentati delle campagne, il fascismo, convergenza di un'Italia largamente rurale, si rivelò una capitale dei popoli. Roma si addobbò di retorica piccolo borghese in un trionfalismo urlante d'impero in cartapesta. Sessant'anni sono passati dall'Italia ante guerra, ci resta qualche bella realtà formale, ambigua, mediterranea. Ogni epoca genera i suoi capricci, e le testimonianze che ci legano ai tempi che videro la loro sostanza può lasciarci un gusto dolce e amaro.
L'architettura del regime italiano di quegli anni era celebrativa, imperiale, materializzava una volontà di magniloquenza. Lo stile che oggi ci resta
Con le sue superfici nude e piane, i suoi spigoli dritti per non dire taglienti, questo geometrismo moralista, questa estetica della fedeltà a un principio di razionalità era realmente espressione di un'obbedienza all'ordine che si stava stabilendo o meglio uno sgambetto di concreta opposizione della critica modernista?
La Casa del Fascio di Terragni è forse più autoritaria del Plan Voisin di

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Commento 134 del 27/05/2002
relativo all'articolo Violentatori e Gladiatori
di Paolo G.L. Ferrara


LIBERTA', COSTRIZIONE, ETICA.
In architettura tutto è costrizione e libertà. Le costrizioni d’inventare e la libertà di non fare si compenetrano senza frontiere. Un edificio è occasione di segnare un’epoca, magari flettere senza trasformarla. E’ dunque una pratica culturale e forse nient’altro. La sola costrizione realmente inevitabile: il tempo, concepire, costruire, vivere. Non facciamo per l’atemporale ma per adesso, non dopo di me il diluvio ma, oggi, il temporale. C’è forse una morale delle forme? Quando teoria e pratica non erano distanti , erano le condizioni di una vertigine creativa. Oggi essere architetto, è resistere: rigore, efficacia. E se le nostre tavole sono piene di raschiature, difetti ed errori, non può essere che una questione etica.

Testo originale
LIBERTE, CONTRAINTES, ETHIQUE.
En architecture, tout est contraintes et liberté. Les contraintes d’inventer et la liberté de ne pas faire, s’interpénètrent sans frontière. Un bâtiment c’est une occasion de signer l’époque, voire de l’infléchir à défaut de la transformer. C’est donc une pratique culturelle et presque rien d’autre. La seule contrainte réellement incontournable : le temps, de concevoir, de construire, de vivre. Ne faisons pas dans l’intemporel mais pour maintenant, non pas après moi le déluge mais aujourd’hui l’orage! Y a-t-il une morale des formes ? Réformer, déformer, donner forme. Quand la théorie et la pratique n’étaient pas disloquées, elles étaient les conditions d’un vertige à créer. Aujourd’hui être Architecte, c’est résister : rigueur, efficacité. Et si nos cartons sont remplis de ratures, d’échecs, d’erreurs, ce n’est peut-être qu’une question d’éthique.

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